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10/09/2012

que je ne suis pas seule

Heureusement que je ne suis pas seule et que je suis ici, pensa t-elle, les yeux effrayés sondant le noir de la chambre qui se brisait sur les carreaux de la fenêtre. Si j'y pense encore, je vais de nouveau m'effrayer, mais la peur s'empara d'elle une nouvelle fois, un instant, avant de laisser place à un rire nerveux. Il faut que j'aille voir si elle ne s'est pas découverte. Lentement, elle se décida à aller dans la chambre silencieuse, effleurant de ses doigts qui oubliaient aussitôt, les poignées froides, les bords des fauteuils, les angles des portes.

Gabriela Adamesteanu, L'angoisse. Brèves n°99

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Publié dans Et d'où, d'abord ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gabriela adamesteanu, brèves, porte | |  Facebook

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