26/07/2014

tu me liras, je te dis

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22/07/2014

Thé à la menthe

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02/07/2014

Prise de hauteur

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29/06/2014

je peux attendre

Midoriko écrit dans petit carnet:

Maman n'a pas la clé.

- Ah oui, c'est vrai... Mais on pourrait lui mettre un message sur la porte.

Je n'ai pas encore trop faim, je peux attendre.

Alors on l'attend sur des charbons ardents.

Elle a peut-être pris le train dans le mauvais sens et s'est retrouvée à perpète. Ça arrive, me montre Midoriko sur son carnet, pendant que nous sommes devant la télé côté à côte histoire de faire quelque chose.

Car nous ne parlons pas, mais nous sentons bien que ce n'est pas un silence normal. Un silence qui fait trop de bruit plutôt, un silence qui chatouille les oreilles, un silence comique, si on veut. Nous nous retournons au moindre petit bruit derrière la porte ou dans l'escalier en nous écriant: "Ah, la voilà!"

Nous sursautons à tout bout de champ. A tout hasard nous avons baissé le volume de la télé. Sans aller jusqu'à la couper, tout de même. On zappe de plus en plus vite, je vérifie toutes les minutes mon portable: rien, pas d'appel reçu, pas de message.

Seins et œufs, Mieko Kawakami

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22/06/2014

étranger

Me rendant compte que j'avais tout le temps devant moi, je décidai aussitôt de ne rien faire tout ce temps durant et entrepris de me couper les ongles des doigts de pied. A n'avoir nulle art où aller, pensai-je, autant y aller d'un pied léger. Je franchis le seuil à la façon des insouciants tirant derrière eux la porte du vieux monde pour une vie de bohème.

La ville était verte. Les rues ruisselantes de fraîcheur matinale. Brillaient les vitrines, et les terrasses des cafés étincelaient de mille sourires féminins. On eût dit qu'à chaque carrefour le printemps faisait éclater des salves de jacinthes! Les mains dans les poches, transparent parmi les passants, je déambulai au long des trottoirs tel un voyageur sans valise (parce qu'il l'aurait laissée sur le sable avec la mer et tous les soucis du quotidien), et j'étais soudain cet étranger arrivé le matin même au port pour se lancer à la découverte d'une ville inconnue.

Je ne suis pas un héros / étranger, Pierre-Autin Grenier

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04/06/2014

Bercé

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29/05/2014

Anonyme

IMG_4226.JPGPhoto extraite du livre "Anonymes, images énigmatiques de photographes inconnus, Robert Flynn Johnson, Ed Thames Hudson)

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28/05/2014

Il faut que ça change

"Maintenant, tout va changer", pensa t-il. Il défit le bouton de son col de chemise, prit son chapeau à la main, se mit à marcher plus vite en esquissant même un pas de danse, et se sentit heureux. Il arriva dans sa rue, fit un petit signe de tête aux enfants, se dirigea vers sa maison, monta l'escalier, prit ses clés dans sa pocher et ouvrit la porte de sa chambre.

Mais dans sa chambre tout était toujours pareil: une table, deux chaises, un lit. Il s'assit, entendit de nouveau le tic-tac, et toute sa joie s'envola, car rien n'avait changé.

Et l'homme fut saisi d'une grande fureur. Il vit, dans la glace, son visage devenir tout rouge et ses yeux se plisser; alors il serra ses poings convulsivement, les leva et les abattit sur la table, une fois, puis une autre, et puis il se mit à tambouriner en criant sans arrêt: "Il faut que ça change! Il faut que ça change!"

Du coup il n'entendait plus le réveil. Mais alors ses mains commencèrent à lui faire mal, la voix lui manqua, il entendit de nouveau le réveil et rien ne changea.

"Toujours la même table, dit l'homme, les mêmes chaises, et le lit, et le portrait. Et la table je l'appelle table, le portrait je l'appelle portrait, le lit se nomme lit et la chaise se nomme chaise. Au fait, pourquoi? En anglais on appelle le lit "bedde", la table "teîbel", le portrait "pictcheur" et la chaise "tchair", et on se comprend. Et les chinois aussi se comprennent."

"Pourquoi le lit ne s'appelle pas portrait?" se dit l'homme, et il sourit, puis il se mit à rire, et il rit, il rit tant et si bien que les voisins tapèrent contre le mur en criant "silence!".

"Maintenant ça change!" s'écria t-il, et désormais il appela le lit "portrait". "Je suis fatigué, je vais aller au portrait", disait-il, et souvent, le matin, il restait longtemps au portrait, se demandant comment il appellerait la chaise, et il nomma la chaise "le réveil".

Peter Bischel, Histoires enfantines

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25/05/2014

Dans l'optique de

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15/05/2014

Ancrer-passer

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13/05/2014

Ombre de lumière

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12/05/2014

Savoir

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10/05/2014

Casser des briques

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08/05/2014

Ecrit de passage

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06/05/2014

Meublons un court moment

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29/04/2014

Il y a toujours des personnages ici et là

Il y a toujours des personnages ici et là, dans les hôtels que j'ai construits, dans fantômes plus ou moins inspirés de personnes réelles que j'ai croisées dans mes voyages, le réceptionniste de l'hôtel de Venise, des femmes de chambre invisibles, des grooms en livrée noire et boutons dorés avec une petite toque noire sur la tête, des portiers inventés en habits d'apparat, redingote et gilet gris, qui veillent devant des portes d'hôtels imaginaires.

L'urgence et la patience, Jean-Philippe Toussaint

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26/04/2014

voici l'aube qui vient maintenant

Un jour enfin, le communiqué nous apporte la nouvelle que j'attends depuis si longtemps: St-Quentin vient d'être libéré!

St-Quentin, ou tout au moins, ses rues, ses places et ses ruines: car il y a plus de 18 mois que toute la population civile en a été entièrement déportée. Mais j'ai quand même droit à 48 heures de permission pour aller voir ce qui en reste, et j'en profite.

La voix ferrée a déjà été rétablie, et le train peut m'amener de nuit, tous feux éteints, jusqu'en gare même. La canonnade gronde, encore toute proche, les combats se poursuivent à quelques kilomètres. Dès la sortie de la gare, ma première impression est toute de soulagement: Qu'est-ce qu'on m'avait donc raconté, que la ville était rasée! Sous le ciel encore nocturne et lourd de pluie, je peux très bien reconnaitre les silhouettes des constructions familières. Mais voici l'aube qui vient maintenant, et, minute par minute, la lumière qui renaît, va me révéler la réalité et m'apporter une cruelle déception; comme si un visage connu se transformait peu à peu, sous mes yeux, en crâne vide.

Il ne reste en réalité guère que les murs: plus de portes, ni de fenêtres, les toits sont crevés, les trottoirs sont couverts de monceaux de décombres et de plâtras, et coupé tous les dix pas par des descentes directes vers les caves, seules pièces que l'armée allemande utilisait encore. On peut circuler assez facilement dans les rues, à condition de suivre une sorte de sentier qui serpente dans leur milieu, entre les tas de gravats.

Robert Trocmé, "4 ans, 11 mois, 11 jours"

Le court passage ci-dessus se situe à la fin de ce récit de la guerre de 14-18, vue par un lieutenant de l'armée française. Le fantôme de mon arrière-grand père chemine de chair et d'os, une plaisanterie au passage, parmi tant d'autres dans ce texte remarquablement écrit qui partage avec sincérité, pudeur, une inimaginable détermination.

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23/04/2014

Vous comprenez

"Vous comprenez - il insiste pour que je comprenne, pour que je l'accompagne - c'est un morceau détaché du reste de la terre, un morceau de terre qui a voulu et obtenu son autonomie." Et il ajoute: "Me détacher de mon milieu social, de ma famille et, pour un temps au moins, rompre avec les tâches contraignantes qui absorbent mon temps, et avant tout me détacher de moi-même, c'est à quoi j'ai toujours aspiré.

"Me détacher sans me perdre."

De mon côté je pense, en m'abstenant de le lui dire tant je suis convaincu qu'il l'éprouve lui aussi, que le lieu où nous nous retrouvons, isolé du monde extérieur, est une île, que la succession des séances est un archipel, que dans ce qui auparavant lui paraissait être un enfermement (Port-Cros Citadelle) des brèches viennent à s'ouvrir, des brèches qu'il n'y a pas lieu de colmater, car ce sont des ouvertures. Si seulement le prisonnier, une fois libéré, pouvait respirer l'air du large!

J.-B Pontalis, Avant

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21/04/2014

Bien roulée

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17/04/2014

Des corps des passés

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