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14/01/2012

sentir

Alberto Girri m'a dit qu'il avait rencontré Mujica Lainez un mois avant sa mort; et Mujica lui avait dit qu'il n'avait pas peur, mais qu'il savait qu'il allait mourir. Une pareille certitude ne pouvait être basée sur des causes, mais sur cette saveur particulière de la mort, que l'on doit sentir, et dont on sait qu'on ne l'a jamais sentie auparavant. Qui ne peut se communiquer, sans doute, puisqu'on peut seulement communiquer ce que l'autre a déjà éprouvé. Les paroles supposent une expérience partagée; dans le cas de la mort c'est impossible.

Juan Luis Borges, Borges en dialogues (avec Osvaldo Ferrari)

porte, chantier, nuages

Publié dans Et d'où, d'abord ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : porte, mort, borges | |  Facebook

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