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04/10/2011

à un certain point, presque instinctivement, on se retourne et l'on voit qu'un portail s'est refermé

De la sorte, on poursuit son chemin, plein d'espoir; et les journées sont longues et tranquilles, le soleil resplendit haut dans le ciel et semble disparaître à regret quand vient le soir.

Mais, à un certain point, presque instinctivement, on se retourne et l'on voit qu'un portail s'est refermé derrière nous, barrant le chemin de retour. Alors, on sent que quelque chose est changé, le soleil ne semble plus immobile, il se déplace rapidement; hélas! On n'a pas le temps de le regarder que, déjà, il se précipite vers les confins de l'horizon, on s'aperçoit que les nuages ne sont plus immobiles dans les golfes azurés du ciel, mais qu'iles fuient, se chevauchant l'un l'autre, telle est leur hâte; on comprend que le temps passe et qu'il faudra bien qu'un jour  la route prenne fin.

À un certain moment, un lourd portail se ferme derrière nous, il se ferme et est verrouillé avec la rapidité de l'éclair, et l'on n'a pas le temps de revenir en arrière. Mais à ce moment-là, Giovanni Drogo dormait ignorait, et dans son sommeil, il souriait, comme le font les enfants.

[…] Passé ce fleuve, diront les gens, il y a encore dix kilomètres et tu seras arrivé. Au lieu de cela, la route ne s'achève jamais les journées se font toujours plus courtes, les compagnons de voyage toujours plus rares, aux fenêtres se tiennent des personnages apathiques et pâles qui hochent la tête.

Le désert des Tartares, Dino Buzzati

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