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18/09/2010

Pas de porte coiffé sur le poteau

Une porte en verre, comme j'en cherche...peu. Mais on trouvait tant à l'intérieur.

La librairie des Terreaux, en plein coeur de l'été, va fermer. Une librairie dérangée, où on ne faisait pas du livre un produit. Un rayon « littérature et ouvrages régionaux » très étendu, et la figure de ce grand libraire lyonnais...

Le temps de lui acheter « le train de 8h47 » de Courteline* et « la vie de Gil Blas de Santillan », le temps qu'il caresse doucement ces livres une dernière fois paraissant chercher le prix, ce petit temps, un coucher de soleil, et le jour ouvrable d'après il sera peut-être fermé.
Le pas de porte a été cédé. Désormais on s'y coiffra, ce qui est bien plus utile que de lire un livre, en centre ville lyonnais, désormais. Prix du mètre carré oblige. Heureusement, la densité du quartier en libraires, en vrais libraires, demeure importante...

Petit additif ultérieur: pour "réaliser le stock" la librairie est restée ouverte plus longtemps que prévu. Le temps d'apprendre qu'une autre librairie du quartier, responsable de l'invasion de nombreux de mes rayonnages, va aussi fermer sur le quai de la pêcherie. A plus d'un titre, donc, les conclusions précédentes s'imposent... même si pour ce pas de porte, l'avenir culturel n'est pas encore bouché. Une nouvelle librairie devrait normalement y voir le jour...

* « gato! », qu'a dit ma fille en les voyant arriver à la maison; voilà donc qu'elle a tout compris aux « nourritures terrestres ». Elle est forte en Gide, ma fille.

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