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07/07/2010

Lourde

Fermait il y a quelques jours à Paris l'exposition "Crimes et châtiments". Parmi les œuvres présentées figuraient une porte de prison (ouvrez !), si mes souvenirs sont bons de la célébrissime Sainte-Pélagie, prison parisienne dont la fréquentation a été soutenue, et souvent prestigieuse (Courbet, Proudhon, Bruant, Daumier, Lafargue, Vallès, Sade, Nodier....) à tel point que Dumas avait à son sujet parlé de "bottin mondain". Sans toutefois prendre la peine de le vérifier, et d'y contribuer lui-même.
De son entrée dans cette prison, Évariste Galois à laissé quelques mots:

« Porte aussi massive que rébarbative, murs épais d'un mètre qui le disputent à l'horreur de sombres couloirs, suintant la crasse, le froid et le désespoir. Tout ici sent la Mort! Dante a du y venir, rédiger ses Enfers. »


La porte présentée pour l'exposition est une porte en bois doublée de métal, et gravée sur chacun de ses plus modestes centimètres carrés par les prisonniers. Objet relique, objet témoin, objet accusateur. Plus porte pour un sou, présentée comme un tableau. Cette porte était accompagnée d'autres représentations du monde carcéral, où évidemment la porte (qu'en prison on appelle aussi la "lourde") tient un rôle particulier, tant elle marque les oscillations de la vie du condamné: parfois ambivalente (condamnation / relaxe, enfermement / issue, enfermement / exécution), parfois unilatérale (surveillance, nourriture, en un mot : dépendance...).


N'ayant pas de porte de prison en stock, je vous en poste une parodie.

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