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17/02/2013

Compostage obligatoire

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26/01/2013

à vide

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23/06/2012

Il fait noir. Chaud. Je rentre.

J'éteins la lumière de la salle de bain. Puis celle du couloir. J'ai déjà la main sur la poignée de la porte. J'ai déjà ôté mes chaussures et défait la boucle de ma ceinture. J'éteins. Je baisse la poignée. J'ouvre doucement la porte. Il fait noir. Chaud. Je rentre. Referme derrière moi. La lenteur de ce geste lorsque je ferme derrière moi. Je mets toute mon application à ne pas faire claquer le bois et grincer les gonds. Je suis le mur de la main. Je tâtonne. J'avance à petits pas. J'atteins le bas du lit. Enlève mon tee-shirt. Laisse tomber mon jean. M'y glisse. Rien n'a bougé dans le grand silence tiède. Je frissonne sous la couette. Glisse ma main jusqu'à ta chaleur. Dehors le vent souffle. Je t'entends respirer paisiblement. J'entends son souffle aussi, dans son berceau. Je respire vos respirations dans le confort bleu de la nuit. Je m'endors.

Thomas Vinau, Nos cheveux blanchiront avec nos yeux

nos cheveux blanchiront avec nos yeux

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27/04/2011

Déjà que la bouteille était pas droite...

porte, bouteille

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18/02/2011

Vertes mousses & touffes

touffes

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15/02/2011

Art déco, porte

 

Art déco, porte

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02/02/2011

Quelques fois si proche

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09/01/2011

Contemplation du dimanche avec des ombres dans les coins

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05/01/2011

Saumon-poulet rôti

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04/01/2011

Accélérer, mais dans quel sens ?

Derrière la porte, un billet très intéressant sur cette notion majeure qu'est la l'accélération du temps, sur le blog d'un éditeur lyonnais dont je commence tout juste à apprécier les productions.

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14/12/2010

Voie de garage

Vous l'aurez peut-être compris à demi-mot, dans ces pages... je voue à Romain Gary une admiration émue, absolue, et sans réserve (ou si peu)...

Et j'ai "appris" il y a quelques jours l'anniversaire de sa mort. Tout à coup Gary est revenu sur les ondes, passagèrement, et la lecture de quelques extraits de roman m'ont de suite donné la chair de poule.

Comment s'explique le quasi oubli de Gary aujourd'hui? Trop cosmopolite, trop insaisissable, trop gaulliste (pas au sens du parti, précisons...), trop désespéré? Et pourtant drôle (toute l'oeuvre d'Ajar), troublant et déchirant sans gratuité (la promesse de l'aube et tant d'autres, comme la vie devant soi ou l'éducation européenne, au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable), profond et ambitieux (Europa..), définitivement espérant et rééquilibrant (les cerfs-volants), métissé (toute son oeuvre), original (la danse de Gengis Cohn, Europa, et toute l'oeuvre jusqu'à l'incroyable histoire Ajar), enchanteur, excessif et pourtant responsable (les racines du ciel, la tête coupable). Et qui a vécu plusieurs vies, parfois à la fois.

Je lui dois parmi mes plus grandes émotions de lecteur. Je suis optimiste pour lui.

Ne disait-il pas quelque part (les oiseaux se cachent pour mourir, je crois) que la seule maladie dont on a jamais su guérir l'homme, c'est l'espoir ? Et son suicide, au crépuscule d'une vie qu'il a trop aimé pour en supporter le rationnement dû à l'âge, n'y change rien.

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13/12/2010

Ce coup-là, on y va

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03/12/2010

Etre sur son vieux 31

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26/11/2010

Envolée

Le premier qui dit que c'est flou, je lui dis que pas fait exprès mais que ça aurait pu.

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26/10/2010

il eût pu être tranché comme une tartine

Vu la faiblesse de mon bras, je n'eusse jamais pu être bourreau. Aucun cou, je ne l'eusse tranché proprement, ni même d'aucune façon. L'arme, dans mes mains, eût buté non seulement sur l'obstacle impérial de l'os, mais encore sur les muscles de la région du cou de ces hommes entrainés à l'effort, à la résistance.

Un jour, cependant, se présenta à mourir un condamné au cou si blanc, si frêle, qu'on se rappela ma candidature au poste de bourreau; on conduisit le condamné près de ma porte et on me l'offrit à tuer.

Comme son cou était oblong et délicat, il eût pu être tranché comme une tartine. Je ne manquais pas de m'en rendre compte aussitôt, c'était vraiment tentant. Toutefois, je refusais poliment, tout en remerciant vivement.

Henri Michaux, Le bourreau, Poésies

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06/10/2010

Donne-moi le bâton pour te faire battre

 

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Tu as dit:

« Donne-moi le bâton pour te faire battre, comme on bat monnaie, tu es riche, comme on bat une porte, pour qu'elle s'ouvre. Qu'ai-je à prendre de toi? Dis-moi, je ne veux même pas chercher moi-même ».

 

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19/09/2010

balayer devant sa porte la note

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Devant la porte il y a un paillasson. Et balayer un paillasson, c'est un acte étrange. C'est comme frotter deux hérissons à contre-poil. Donc on retire le paillasson avant de balayer devant sa porte, c'est préférable.

Ensuite il faut prendre son temps. Car ce qui s'est accumulé ne s'est pas accumulé par erreur. Il existe une archéologie des trucs sous le paillasson. C'est pas des conneries. Prendre son temps. Débranchez le cadran solaire du dessus, notamment. Il est plus midi; il est plus vingt-et-une heure. On s'en fout. On balaye. Et on passe sur la poussière, les petits cailloux, les plus gros tu m'étonnes qu'on avait mal aux pieds quand on y marchait pieds nus, les insectes-cadavres, les insectes-pas-cadavres, les toiles d'araignées, un peu de terre, de crottes de chiens et de chats et des poils de même origine, l'alliance qu'on a perdue, tout ce qu'on ne retrouvera jamais de toute façon, et on met tout dans un sac poubelle bleu qui fait très joli à côté d'un rosier rouge quand on est amoureux.

Autrement, on a pas besoin de sacs poubelle.

PS: ci-contre une porte sans paillasson. J'aurais pu faire l'effort de munir le précédent propos d'une porte équipée, vous allez me dire, mais il se trouve que je n'ai pas trouvé dans mon stock...
Hypothèse 1: Je ne suis pas le genre à photographier des portes paillassons pour un quelconque blocage remontant à mon enfance et à propos duquel je ferais bien d'interroger de suite mes parents.
Hypothèse 2: la présence d'un paillasson me rend toute porte invisible.

 

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17/09/2010

Là où on a mal

Il y a quelques temps, ma fille est tombée la tête la première au sol... et a commencé à pleurer beaucoup.

Nous sommes venus, l'avons pris dans nos bras, et à la question:

- Tu as mal où ?

Elle a répondu:

- Làaaaaa...

En montrant le sol.

Puis elle est repartie pleine de joie.

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07/06/2010

Pas de porte

La demeure d'Hara Kei semblait noyée dans un lac de silence. Hervé Joncour s'approcha et s'arrêta à quelques mètres de l'entrée. Il n'y avait pas de portes, et sur les murs de papier apparaissaient et disparaissaient des ombres qui derrière ne semaient aucun bruit.


Soie, Alessandro Barrico

 

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19/05/2010

ils n'hésitent pas devant la mort

Il y a moins de trente ans était votée l'abollition de la peine de mort. Parmi les faits qui l'avaient- enfin - permise, il y eut ce discours de Robert Badinter, alors Garde des Sceaux. Discours brillant, implacable. Texte majeur, il me semble, pour son style, sa vision, son inspiration, sa force de conviction, sa raison posée; à la fois pour toutes les mauvaises portes qu'il condamne et les portes qu'il ouvre, dans les murs les plus épais. Il mérite d'être relu de temps en temps, lorsque dans l'émotion des portes en nous se ferment...

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Ci-dessous quelques extraits, parfaitement arbitraires...

On peut s'interroger : pourquoi n'y a-t-il rien eu en 1936 ? [c'est à dire pas d'abollition de la peine de mort] La raison est que le temps de la gauche fut compté. L'autre raison, plus simple, est que la guerre pesait déjà sur les esprits. Or, les temps de guerre ne sont pas propices à poser la question de l'abolition. Il est vrai que la guerre et l'abolition ne cheminent pas ensemble.
La Libération. Je suis convaincu, pour ma part, que, si le gouvernement de la Libération n'a pas posé la question de l'abolition, c'est parce que les temps troublés, les crimes de la guerre, les épreuves terribles de l'occupation faisaient que les sensibilités n'étaient pas à cet égard prêtes. Il fallait que reviennent non seulement la paix des armes mais aussi la paix des coeurs.

[...] Rien n'a été fait pendant les années écoulées pour éclairer cette opinion publique. Au contraire ! On a refusé l'expérience des pays abolitionnistes ; on ne s'est jamais interrogé sur le fait essentiel que les grandes démocraties occidentales, nos proches, nos soeurs, nos voisines, pouvaient vivre sans la peine de mort. On a négligé les études conduites par toutes les grandes organisations internationales, tels le Conseil de l'Europe, le Parlement européen, les Nations unies elles-mêmes dans le cadre du comité d'études contre le crime. On a occulté leurs constantes conclusions. Il n'a jamais, jamais été établi une corrélation quelconque entre la présence ou l'absence de la peine de mort dans une législation pénale et la courbe de la criminalité sanglante. On a, par contre, au lieu de révéler et de souligner ces évidences, entretenu l'angoisse, stimulé la peur, favorisé la confusion. On a bloqué le phare sur l'accroissement indiscutable, douloureux, et auquel il faudra faire face, mais qui est lié à des conjonctures économiques et sociales, de la petite et moyenne délinquance de violence, celle qui, de toute façon, n'a jamais relevé de la peine de mort. Mais tous les esprits loyaux s'accordent sur le fait qu'en France la criminalité sanglante n'a jamais varié - et même, compte tenu du nombre d'habitants, tend plutôt à stagner ; on s'est tu. En un mot, s'agissant de l'opinion, parce qu'on pensait aux suffrages, on a attisé l'angoisse collective et on a refusé à l'opinion publique les défenses de la raison.

[...] Et si la peur de la mort arrêtait les hommes, vous n'auriez ni grands soldats, ni grands sportifs. Nous les admirons, mais ils n'hésitent pas devant la mort. D'autres, emportés par d'autres passions, n'hésitent pas non plus. C'est seulement pour la peine de mort qu'on invente l'idée que la peur de la mort retient l'homme dans ses passions extrêmes. Ce n'est pas exact.
[...] Et, puisqu'on vient de prononcer le nom de deux condamnés à mort qui ont été exécutés, je vous dirai pourquoi, plus qu'aucun autre, je puis affirmer qu'il n'y a pas dans la peine de mort de valeur dissuasive : sachez bien que, dans la foule qui, autour du palais de justice de Troyes, criait au passage de Buffet et de Bontems : "A mort Buffet ! A mort Bontems !" se trouvait un jeune homme qui s'appelait Patrick Henry. Croyez-moi, à ma stupéfaction, quand je l'ai appris, j'ai compris ce que pouvais signifier, ce jour-là, la valeur dissuasive de la peine de mort !

Assemblée nationale - 1ère séance du 17 septembre 1981
Source: http://www.peinedemort.org/National/France/an-debats2.php

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