Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/01/2014

Tu vas me cacher ça

Quand il s'annonce à la porte du pavillon, un sentiment de déjà-vu ne manque pas de l'étreindre. Un châle de laine troué sur les épaules, la veille ouvre sans façon. Dans sa cuisine, elle manipule des objets de musée: la cafetière en fer émaillé, les tasses à motifs floraux, la boite de biscuits avec paysage.

- Ils ne se quittent plus, dit-elle. Ils se regardent pendant des heures sans bouger. Des fois, ils me font peur.

Le Kosovar sourit malgré lui. Il extrait de son blouson deux paquets de plastique noir scotchés et ficelés qu'il dépose sur le table en formica.

- Tu vas me cacher ça, comme d'habitude.

Hubert Haddad, Opium Poppy

DSCF6572 [640x480].JPG

Publié dans Et d'où, d'abord ? | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

Commentaires

derrière cette porte on imagine le pire. Le mot "Kosovar" sans doute ...

Écrit par : marie | 17/01/2014

Il y a d'adorables kosovars !

très bonne lecture qu'Hubert Haddad, en passant, vraiment!

Écrit par : thomasp | 20/01/2014

Les commentaires sont fermés.