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29/08/2013

les portes de la peur et du mépris

On peut comprendre que notre représentation du futur ait changé de signe algébrique. De positive, elle est devenue négative. Les économistes les plus lucides, avec leur propre langage, parlent d'une dépréciation de l'avenir, façon comme une autre de dire que la flamme de l'espérance s'est éteinte. Si nous en doutons, regardons mieux autour de nous: chaque famille européenne considère désormais comme hautement probable que ses enfants vivent moins bien que ses parents.

Je ne suis pas sûr que l'on ait mesuré l'énormité de ce dynamitage. Une société qui n'est plus tirée en avant par une valorisation de l'avenir, une société sans promesse ni espérance, est vouée à se durcir. Ramené à lui-même et cadenassé sur sa finitude, le présent devient un champ clôt. Y prévalent les corporatismes inquiets, les frilosités communautaires, les doléances, le chacun pour soi et le cynisme impitoyable. Quelque chose s'y trouve brisé. La société n'est plus un tout, mais un tas, comme l'écrit Régis Debray. S'ouvrent alors les portes de la peur et du mépris. J'emploie ce dernier mot pour caractériser le versant culturel et médiatique de l'affaire.

Jean-Claude Guillebaud, une autre vie est possible

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Commentaires

et pourtant elles sont belles les planches qui font la porte de la peur et du mépris. Il y a donc encore et peut-être un peu d'espérance possible ?

Écrit par : marie | 30/08/2013

disons que la photo va avec le titre du livre, pas avec l'extrait :)

Écrit par : thomasp | 01/09/2013

Les commentaires sont fermés.