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04/11/2012

Pas qu'il était pressé, non, mais pour la raison qu'il nous comprenait

Le soir, on demanda à voir le commandant. Qu'est-ce que nous pouvions faire d'autre. Nous avions réussi à passer par-dessus la tête de Graaf parce qu'il était sorti. Il connaissait quelqu'un en ville. Tant mieux, car qui sait autrement s'il nous l'aurait permis. Le commandant nous écouta sans nous regarder, les mains dans les poches, les remuant comme s'il y cherchait quelque chose. Nous lui parlions de bon coeur. Il était un peu plus âgé que nous. Dans le civil, il achetait et vendait du tissu en gros. Nous avions du mal à l'imaginer. Pour nous il était depuis toujours commandant de quelque chose.
Ce que nous lui disions, il le savait déjà. Il lançait parfois un regard vers la porte ou bien il hochait la tête rapidement. Pas qu'il était pressé, non, mais pour la raison qu'il nous comprenait.

Un repas en hiver, Hubert Mingarelli

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