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23/06/2012

Il fait noir. Chaud. Je rentre.

J'éteins la lumière de la salle de bain. Puis celle du couloir. J'ai déjà la main sur la poignée de la porte. J'ai déjà ôté mes chaussures et défait la boucle de ma ceinture. J'éteins. Je baisse la poignée. J'ouvre doucement la porte. Il fait noir. Chaud. Je rentre. Referme derrière moi. La lenteur de ce geste lorsque je ferme derrière moi. Je mets toute mon application à ne pas faire claquer le bois et grincer les gonds. Je suis le mur de la main. Je tâtonne. J'avance à petits pas. J'atteins le bas du lit. Enlève mon tee-shirt. Laisse tomber mon jean. M'y glisse. Rien n'a bougé dans le grand silence tiède. Je frissonne sous la couette. Glisse ma main jusqu'à ta chaleur. Dehors le vent souffle. Je t'entends respirer paisiblement. J'entends son souffle aussi, dans son berceau. Je respire vos respirations dans le confort bleu de la nuit. Je m'endors.

Thomas Vinau, Nos cheveux blanchiront avec nos yeux

nos cheveux blanchiront avec nos yeux

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