Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/01/2011

Crier

 

 

Le terme de cette marche, Marquis de Cruid. Le rosier grimpant. Cette abondance de roses écarlates. La porte est fermée. Il tape. Tape aussi fort qu'il peut. À coups de poings, à grands aplats de paulme. À coups de pied.

Personne. La porte est close, personne. Et pas de chien, personne. Ni vieille, ni chien – personne.

Crier

Alors, souffle coupé, s'adosser au mur, contre la tige principale, presque tronc, de la plante, au mépris des épines. S'effondrer, fragilement retenu, par sa veste, aux ronces.

Des fleurs, brisquées par sa chute, des pétales tombent.

Flammes ou langues. Un grand arrachement de flammes ou de langues.

 

La vieille au buisson de roses, Lionel-Edouard Martin, Le Vampire actif

xDSCF6097 [640x480].JPG

Publié dans Rhône | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

Ah cette fin magnifique du Marquis...

Écrit par : Irma Vep | 17/01/2011

Oui, ça donnerait presqu'envie d'y rester ! J'ai dit presque.

Écrit par : thomas p | 17/01/2011

quel (le) artiste méconnu(e) mais de génie, obligatoirement, vit dans ces murs ?

Et merci pour les références des textes qui donnent envie de se précipiter chez les petites libraires du coin.

Écrit par : marie | 18/01/2011

Pour le libraire, celui met le livre en question particulièrement en avant, j'en fus d'ailleurs la victime particulièrement consentante...

www.coquillettes.com

Écrit par : thomas p | 19/01/2011

Les commentaires sont fermés.