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06/06/2010

revenir ici pour la nuit

Demain, l'ascension durera une heure de plus.

Mais il sera vraisemblablement impossible de débloquer la porte du refuge, et même de le trouver. De toute façon, là-haut, nous ne pouvons ni puiser d'eau ni faire de feu. Si nous y grimpons aujourd'hui, nous risquons d'avoir fait le chemin pour rien et d'être obligés de revenir ici pour la nuit.

Ludwig Hohl, l'Ascension, Editions Attila

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Publié dans Savoie | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : ascension, porte bloquée | |  Facebook

Commentaires

Bien sagement rangés dans leur lit, Mr et Mme Porte attendent le sommeil.
Couverture remontée jusqu'au nez, mains posées bien à plat sur le haut du drap bien plié. Pourquoi qu'ils ne ferment pas les yeux ? Pourquoi qu'ils ne s'embrassent pas ? Hein ? Dis ?
A propos de portes, bientôt Porte-Plume animera les Portes du Temps au château d'Angers. Ecrire sur les portes, enfin sur le papier avec des enfants !

Écrit par : Clodine de Porte-Plume | 11/06/2010

oui bien cela ressemble

Comme une ancienne tendresse
à la cabane de ma vieillesse
ou de celle de la rue de l'Andouille
A défaut de soupe à la citrouille

Écrit par : Marie-Lise EHRET | 12/06/2010

"c'est demain notre fête
La fête de de Saint Germain
Saint Germain Coucous,
Paroisse des fous

Nous taquinerons bien
Ceux de Saint Firmin
Saint Firmain lapin

Avec leur gros patins
Notre Dame bon secours
Avec leur grosse pantoufles
Même la poésie bardouffe !

Bardouffe ségrégation, bardouffe,

Marie-Lise Ehret
Psychanalyste

Écrit par : Marie-Lise EHRET | 12/06/2010

Elle est sympa non ?
Qu'en pensez-vous ?
Je mettrai les charnière
Quand même sur le côté
Parce que là ça fait muselière
En bêton plus qu'armé !

......

La rue de l’andouille



Enrichis sous le règne de Paris
Aujurd’hui nos fabricants de velours
Au cercle, à culotter leur pipe,
Passent leur nuit et puis leur jour.

Leurs ouvriers
Sont dans la misère, avec les teinturiers,
Braves gens, sans pain
Souffrant de la faim,
Je vais tâcher d’adoucir votre chagrin
À défaut de bonne soupe à la citrouille
Que je n’ai pas le moyen de vous payer,
Je vais pour vous égayer et,
Vous chantez : la rue de l’Andouille.
D’où vient le nom de la rue que je vous chante
Vous l’ignorez probablement.
Un jour au marché à la Brocante
— Moi, je l’ai su assez drôlement ….
Un vieux bouquin
En maroquin
Tombe sous mes yeux,
je l’entrouvre et soudain,
Je vois qu’un tripier
Du siècle dernier
Pour être l’enseigne de son pauvre petit métier
Sur un vieux crochet, rempli de rouille
À sa porte, une andouille accrochée,
Et chaque bourgeois qui passait
Disait : « tiens, voilà la rue de l’Andouille ! »


Elle a vu naître en fait de grands hommes
Quatre-vingt-dix -huit épiciers,
Un fabricant de sirop de gomme,
Deux bedeaux et trois infirmiers.
Des manuscrits
Du temps jadis
En font foi dans les archives de Paris
Un vieux *rédeu
Grand amateur
Des papiers un tantinet curieux
M’a assuré que défunt *Gribouille
Que vous connaissez de réputation,
D’après une ancienne tradition,
Serait né dans la rue de l’Andouille.


Les femmes sont bonnes ménagères,
Dans leur maison tout est propre,
Mais sous le rapport du caractère
Elles ont la tête près du bonnet.
Bonnes femmes dans le fond
Gaies comme des pinsons,
Et fières d’avoir des enfants par *quatreron
Après le Bon Dieu,
Ce qu’elles aiment le mieux,
C’est le café noir avec la « petite goutte » par-dessus,
Leurs maris, de peur d’avoir leur correction
Sont toujours près d’elles, aux petits soins.
C’est pour ça qu’on les dit si bien
Les maris de la rue de l’Andouille.


Dans la rue de l’Andouille, on n’est pas riche,
Mais pauvreté n’est pas défaut.
Des bonnes actions, on n’est pas chiche,
Défunt monsieur le Curé de Jeanne d’Arc.
Disait souvent :
« Pour les dévouements
C’est la rue de l’Andouille que je place au premier rang.
Là, avec rien,
On fait du bien.
Le Bon Dieu et moi seul, nous savons combien
Si la mode vient de faire patrouille
Par tous ceux qui ont le plus de cœur
Nous verrons dans la patrouille d’honneur,
Les gens de la rue de l’Andouille »




*rédeu : qui touche à tout !
*Gribouille : moi !
*quatreron : à vous de voir !

*quand je suis arrivée dans le treizième, c’était un petit village,
avec beaucoup de petits commerçants on se connaissait tous,
Rue de l’Andouille.

Marie-Lise Ehret
* finalement on s'amuse gentiment !
n'est-ce pas !

Écrit par : Marie-Lise EHRET | 12/06/2010

Ola !
Que d'habitants ici, dites donc !!

Écrit par : thomas p | 13/06/2010

@Clodine: excellente idée, simple et déliante que d'écrire sur les portes !

Écrit par : thomas p | 13/06/2010

Les commentaires sont fermés.