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08/04/2010

Maintenant

Et toutes ces mains qu'ils ont serrées, et tous ces trains qu'ils ont pris, ceux qu'ils ont ratés, ; toutes ces filles qu'ils ont, n'ont pas baisées; tout ce qu'ils ont fait, pas fait, c'est du même, et qu'ils n'auraient pas dû; tou tça leur monte au coeur, à la tête, en sanglots, en râles, en spasmes. Ils restent sur leur faim, regret d'un sourire sans réponse; d'un souvenir de train ou de nuit, de putain, d'une chose ratée qui seule est importante quand on est vieux, qu'on va mourir et qu'on est triste.

Tout ça n'est que musique, chanson pour enfant riche; je me souviens très loin d'avoir imaginé des trucs très sûrs pour m'accrocher aux murs du bonheur, des trucs subtiles et littéraires, gentils, pas méchants...

Maintenant.

[...]

Georges Arnaud, (l'auteur du Salaire de la Peur), Schtilibem 41

PS: je reconnais être l'auteur ici d'une coupure curieuse dans ce texte. Elle me plait bien.

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Commentaires

Et ben dis donc on est gâté: deux superbes textes deux jours de suite...
Merci

Écrit par : Blandine | 09/04/2010

je trouve aussi !!!

mais Blandine où étais tu passée ?

je t'ai souhaité ton anniversaire et puis plus rien !!!!

;)

Écrit par : thomas p | 09/04/2010

Aahh ma porte d'anniversaire... ça m'a vraiment fait plaisir!

C'est vrai que j'ai juste regardé et lu ces derniers temps! Mais j'étais là! Même en mission à Montpellier puis en vacances en Bourgogne, je suis venue prendre ma dose de porte quasi quotidiennement.

Écrit par : Blandine | 09/04/2010

Dans ce cas, le docteur te félicite !!!

Écrit par : thomas p | 09/04/2010

Les commentaires sont fermés.